30 avril 2012

Introduction.

« Verba volant, scripta manent » :

Les paroles s’envolent, les écrits restent.

Introduction.

Rappel historique et contextuel :

Le 30 Juin 2004, le gouvernement du premier ministre de l’époque Jean-Pierre Raffarin faisait voter la loi relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Le principe de cette loi était alors de faire travailler les salariés français, gratuitement, une journée supplémentaire, chaque année.

Problème : Notre calendrier ne compte que 365 jours, le soleil et la terre n’arrivant pas à se mettre d’accord pour la création d’un 366ème jour, le gouvernement français a donc décidé qu’un jour férié deviendrait ouvré.

Le jour choisi fut celui du Lundi de pentecôte.

La pentecôte se célèbre religieusement le septième dimanche, soit quarante neufs jours après le dimanche de pâques, à une date mobile, calculée par le comput. Elle se poursuit le lendemain, dans certains pays, notamment la France, et spécialement à Vic-fezensac et à Nîmes.(Oui on fait allusion à Nimes, on est pas racistes pour un sous), par un lundi férié ou chômé, le fameux « Lundi de pentecôte ».   

Et à Vic-Fezensac, le Lundi de pentecôte, les joyeux fanfarons, après 3 jours d’échauffement démarrent les hostilités.

Lien :http://www.gouvernement.fr/gouvernement/journee-de-solidarite-le-lundi-de-pentecote-de-nouveau-ferie

A partir de cette décision, un peu partout en France, différentes catégories de la population s’insurgent pour des raisons diverses et variées.

La suppression de ce jour férié est un impôt, c’est donc à juste titre que les libéraux s’y opposent.

Pour les salariés français (cela ne nous concerne pas, peu de gens travaillent à Vic, Il n’y a qu’à voir les terrasses du café des sports et de la bourse à partir du mois d’avril) c’est une journée travaillée mais non rémunérée, donc logiquement, certains font la gueule.

L’église catholique, quant à elle estime qu’on ne peut pas balayer d'un revers de main une tradition séculaire. L’épiscopat français indique que le lundi est depuis longtemps « un moment privilégié où ont lieu bien des pèlerinages nationaux et locaux, des fêtes diocésaines, de grands rassemblement de jeunes ».

(Catho, festayres , même combat ?)

A Vic-Fezensac, (charmante, pour les journalistes sans imagination) petite bourgade du Gers, pour Pentecôte, on vient aussi en pèlerinage.

Un pèlerinage est un voyage que l’on fait par dévotion dans un lieu consacré (pour des raisons sentimentales, philosophiques ou religieuses).

C’est un peu tiré par les cheveux, on vous l’accorde mais à Vic-Fezensac, la fête est une religion, dont nombreux sont les fidèles.

Supprimer pentecôte aux Vicois, c’est leur enlever un peu de leur âme.

C’est donc à juste titre, qu’après la décision du gouvernement Raffarin, à Vic, on proteste, on se rebelle, la population s’indigne et s’insurge.

Dans une commune, le maire est le principal représentant de la population. En effet il est élu au suffrage universel.

A Vic-Fezensac, en 2004, le maire est Mr Michel SANROMA, affilié au parti socialiste. Conscient des enjeux économiques relatifs à la suppression d’un jour de fête dans sa commune, l’édile vicois va donc mener campagne et se révolter contre la décision de Jean-Pierre Raffarin.

Interrogé par les deux principaux médias locaux que sont la Dépèche et le Sud-ouest, Michel SANROMA n’a eu de cesse d’expliquer en quoi cette décision était dramatique pour la commune de Vic-Fezensac, pour sa notoriété, ses habitants, ses commerçants, ses associations, ses jeunes …

Stupeur et tremblements, voilà que 8 années plus tard, Michel SANROMA, titulaire d’un nouveau mandat électif, prend la décision brutale et  soudaine de supprimer la fête de Pentecôtavic.

En effet, le 20 septembre 2011, l’édile vicois et son conseil municipal ont voté, démocratiquement, la suspension de pentecôte à Vic pendant deux ans.

Il ne s’agit pas là de supprimer, pour des raisons de solidarité étatique à l’égard des personnes âgées (et encore que, les « vieux », ces gens étranges avec des plis sur la peau et l’énergie d’un bolivien sous ketamine, ont voté massivement…), un jour de fête à « tous ces branleurs, les jeunes, avec des foulards, des ecstasys, des cagoules, et des battes de baseball ».

Non il est question de supprimer la totalité de la fête parallèle à la feria du toro.

C'est-à-dire du vendredi soir au lundi soir.

La méthode parait assez simple, il suffit de n’accorder aucune autorisation temporaire d’ouverture de buvette, de n’accorder aux cafetiers vicois  aucune autorisation d’ouverture tardive. Le raisonnement est simple (Oh wait, simpliste ?) : étant donné que le festayre, le jeune, en rouge et blanc (celui qui pète tout, responsable du chômage en France, de la mort de l’orthographe, et de toutes les dégradations en ville) vient pour se pochtronner … s’il n’y a pas de débit de boisson, le festayre ne viendra pas.

Mais ca coule de source !

Pourquoi donc entreprendre une campagne de communication pour empêcher les jeunes de venir ?

Mais alors ?

Vous les lecteurs, oui vous, qui buvez mes paroles comme du petit lait, ou de l’armagnac-Banga pour les plus farouches (Les plus farouches, vous êtes tous mes amis, nous partageons la même passion) vous vous demandez comment les enjeux ont-ils pu changer subitement entre 2004 et aujourd’hui ? Vous trouvez une incohérence entre les prises de position de Mr SANROMA en 2004 et l’inattendu retournement de veste de 2011.

Alors oui, vous les lecteurs vous avez compris l’enjeu de ce « dossier d’étude »

(Ca fait universitaire et serieux, c’est pour donner de la classe et un coté intellectuel à ce ramassis de conneries)  dont l’objectif sera d’étaler une revue de presse non exhaustive, mais objective (Evidemment !), des déclarations du maire de Vic-Fezensac.

Vu le contenu, nous serions tenté d’appeler ca, un « florilège » des meilleures déclarations de Michel Sanroma à la presse locale depuis 2004.  « The best of …. ».

H.G.

Ci-dessous:  La conscience des enjeux

Posté par Gazette Vicoise à 17:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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